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L'environnement savoyard - L'artisanat savoyard - Les traditions gastronomiques - Au pays de l'or blanc

 
 

L'environnement savoyard

Les Alpes représentent le plus grand massif de l’Europe, partagé entre l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie, le Liechtenstein, la Slovénie et la Suisse. Les Alpes françaises, quant à elles, se développent sur plus de 350 km du nord au sud, des rives du Léman aux Préalpes de Nice.

Au cœur de ce vaste massif, les Pays de Savoie jouissent d’une situation exceptionnelle. Ils possèdent une identité forte et des particularités locales fortement liées à l’environnement naturel, constituant un héritage culturel impressionnant.

Les Pays de Savoie offrent tout d’abord au regard un éventail très riche de paysages : de fiers sommets, de splendides parcs naturels, des lacs de montagne aux couleurs intenses, des cascades, torrents et rivières aux crues sauvages, des forêts verdoyantes, des pâturages abrupts, de douces collines et de longues prairies colorées, … , tout un univers que les hommes, surmontant les difficultés climatiques et les forces de la nature, ont su apprivoiser.


La flore alpine

La végétation alpine dépend de plusieurs facteurs : l’altitude, l’exposition, le climat et la nature du sol. Ces facteurs offrent une multiplicité de formes vivantes qui surprend et déroute le promeneur.
 

La hêtraie sapinière est une forêt où se mélangent hêtres et sapins. Elle s’épanouit surtout sur le versant ensoleillé de la montagne, entre 800 et 1500 m d’altitude. L’érable sycomore apprécie les mêmes conditions écologiques que le sapin. L’épicéa, arbre à feuilles persistantes dont l’écorce tire sur le rouge, aime être exposé au froid et pousse jusqu’à 2200 m. Le mélèze, très prisé comme bois de charpente, aime avoir la tête au soleil et les pieds au frais (entre 1300 et 2200 m d’altitude).

La flore de haute montagne constitue une richesse dont le secret tient non seulement à l’extrême variété des milieux qui s’étagent du fond des vallées aux glaciers, mais aussi à une longue adaptation à des conditions extrêmes. L’edelweiss (espèce protégée) en est le symbole. Cette fleur en forme d’étoile, dont le duvet lui permet de braver le froid, s’épanouit jusqu’à 3400 m. Elle représente le symbole de la pureté et elle est offerte en gage d’amour le jour du mariage.

  Parmi les milliers d’espèces répandues dans nos montagnes, nous ne soulignerons que quelques variétés. La gentiane printanière, reconnaissable par son bleu très intense, aime les pelouses d’altitude. Le rhododendron ferrugineux, à fleurs de teinte rose vif, est une espèce arbustive qui apprécie les versants enneigés. La soldanelle des Alpes se compose de clochettes penchées, de couleur mauve, et elle apprécie beaucoup les lieux frais. Le lis martagon (espèce protégée), à fleurs étagées d’un rose violacé, est très répandu dans les forêts ou les prairies de nos montagnes. L’arnica (ou tabac des Savoyards parce que dans certaines vallées les paysans en fument les feuilles), fleur d’un jaune doré, est surtout connu pour ses vertus médicinales.
Le génépi (ou armoise) est une fleur aux épis jaunes et à l’odeur d’absinthe, dont on fait une liqueur ou une tisane très bonnes en cas de « chaud et froid ». Le chardon argenté pousse au ras du sol sur les pâturages secs et ensoleillés (sur les portes des granges, sa corolle ouverte ou fermée sert de baromètre)…

La vigne fait aussi partie du paysage savoyard. Dans les documents des abbayes datant du Moyen-Age, les vignobles savoyards apparaissent déjà. La vigne croît jusqu’à 750 m d’altitude. Mais c’est plus bas que les terroirs donnent les grappes les plus sucrées et les plus riches en arômes d’où procèdent blancs, rouges, rosés ou mousseux.

La faune alpine

L’existence est particulièrement difficile pour les animaux de montagne. La nature a inventé d’ingénieuses solutions au problème de survie que pose l’hivernage. L’hermine et le lièvre variable, dont le pelage blanchit en hiver, en sont de parfaits exemples. Le lagopède (ou perdrix des neiges) blanchit aussi en hiver. La marmotte, quant à elle, a depuis longtemps résolu son problème de nutrition l’hiver : durant l’été elle accumule des réserves de graisse qu’elle laissera fondre en dormant tout l’hiver dans son terrier tapissé de foin.

Le chamois, aux élégantes cornes recourbées à l’extrémité, se déplace souvent en harde et se nourrit d’herbages, baies ou champignons et broute même les branches des feuillus et des conifères. Il est extrêmement agile à la montée et sur la neige durcie.

Menacé de disparition jusqu’au milieu du XIXème siècle, le bouquetin des Alpes est désormais l’emblème du Parc de la Vanoise. Cet animal, reconnaissable à ses cornes arquées et annelées (jusqu’à 95 cm pour le mâle), aime se prélasser au soleil durant des heures sur les pentes herbeuses. Il est sans merci lorsqu’il s’agit de lutter pour conquérir une femelle.

Victime de persécutions, l’aigle royal (espèce protégée) est devenu presque exclusivement montagnard. D’une envergure spectaculaire, il est indéniablement le roi des oiseaux. C’est un prédateur de marmottes dont il se nourrit principalement à la belle saison.

Parmi les autres espèces alpines, il faut citer aussi les chocards (ou grands corbeaux) qui font leur nid dans les trous des rochers, les grands tétras (ou coqs de bruyère) qui vivent dans les bois, etc.

Il nous faut aussi présenter le dahu, légende de nos montagnes. Animal dont la morphologie oscille entre celle du chamois et celle du bouquetin, il possèderait en outre une queue de vache et les oreilles du saint-bernard. Vivant en permanence sur de fortes pentes, il aurait la particularité d’avoir les pattes plus courtes d’un côté que de l’autre ce qui l’empêcherait de se retourner et l’obligerait à faire toujours dans le même sens le tour de la montagne.

La faune aquatique

Sillonnée de ruisseaux, torrents et rivières et semée de nombreux lacs, la Savoie est un véritable paradis pour les pêcheurs mais aussi pour les gourmets. Ses eaux regorgent de poissons savoureux dont les plus prestigieux fon t partie de
la famille des salmonidés : ombles-chevaliers, féras, lavarets, gravenches, truites, perchots, brochets, etc.

Les animaux d’élevage

L’élevage est devenue l’activité principale en Savoie car la montagne occupe la majeure partie du pays. Deux races bovines composent principalement le cheptel savoyard : l’abondancière et la tarine. L’abondancière est caractérisée par sa robe acajou foncé, son ventre blanc et l’auréole acajou qui entoure ses yeux. Elle est une marcheuse infatigable et produit un lait d’une remarquable qualité. La tarine, qui doit son nom à la Tarentaise, est très résistante et elle est particulièrement adaptée aux régions de montagnes pauvres et accidentées. Elle se caractérise par sa robe brun-rouge et ses yeux ourlés de noir.

Les chèvres, ainsi que les moutons, sont très utiles pour nettoyer les terrains en friche. On est toutefois obligé de surveiller les chèvres qui s’attaquent volontiers aux jeunes arbres. Les moutons, de race Thônes-Marthod, sont les seuls qui supportent les brusques variations de températures et qui sont capables de rester de longs mois dans les hauts pâturages.

En parallèle à la fabrication des fromages, les paysans élèvent des porcs qu’ils nourrissent au petit-lait. Cet élevage donne une charcuterie de montagne d’excellente qualité.

 

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